Service à réglement différé ( SRD )
Le Règlement Mensuel, particularité de la Bourse de Paris, a disparu depuis le 22 septembre 2000, laissant ainsi sa place au Service de Règlement Différé, mis en place dès le 16 mai 2000.
Ce système permet à l’épargnant, moyennant le versement d’une commission ainsi qu’un certain pourcentage des sommes investies, de reporter le paiement de ses placements au dernier jour du mois boursier, c’est-à-dire le cinquième jour avant la fin du mois calendaire, autrement appelé jour de liquidation.
Le SRD n’est disponible que sur le marché français et ne s’applique qu’aux valeurs les plus actives ; ainsi, les parts des entreprises faisant partie du SBF120, et les parts des entreprises présentant une capitalisation boursière supérieure à un milliard d’euros avec un volume d’échanges quotidien d’au moins un million d’euros, y sont parfaitement éligibles.
Les valeurs font leur entrée dans le dispositif du SRD quatre semaines après avoir commencé à remplir l’un ces critères, leur sortie ne peut se produire qu’une fois par an.
Pour pouvoir utiliser ce système, l’épargnant doit préciser, à chaque fois qu’il passe un ordre, qu’il souhaite avoir recours au SRD. Ainsi, si l’investisseur utilise ce procédé pour toutes les opérations qu’il effectue, celui-ci n’a plus à payer chaque transaction mais se contente de verser, en fin de mois, le montant de la perte engendrée par son placement, ou bien encore de percevoir les gains générés.
Ce mécanisme permet de bénéficier d’un effet de levier puisqu’il est possible d’acheter plus de titres que les liquidités effectivement détenues ne le permettent. L’importance de cet effet de levier varie en fonction de la nature de l’actif ; ainsi, celui appliqué aux actions françaises et aux OPCVM actions est limité à un maximum de 2,5 fois le capital disponible, en ce qui concerne les obligations et les OPCVM obligations, ce multiplicateur ne peut dépasser 4, et n’excède pas 5 lorsqu’il s’agit de liquidités et d’OPCVM monétaires. Si ce taux est soumis à un coefficient maximum, celui-ci dépend, par ailleurs, directement de l’intermédiaire choisi.
Le SRD permet également de vendre à découvert ; bien que peu utilisé par les investisseurs peu expérimentés, ce système se révèle être tout à fait efficace, la vente de titres que l’on ne possède pas pouvant permettre de les racheter, plus tard, à moindre coût et de réaliser par là même un bénéfice intéressant, d’autant plus que cette pratique ne comporte pas plus de risques qu’un achat plus conventionnel. La vente à découvert n’est disponible que dans le cadre d’un compte-titres, les détenteurs d’un PEA ne pouvant pas recourir à ce type de transactions. Une entreprise peut également, si elle le souhaite, interdire l’application de ce procédé sur ses titres.
Lorsque le jour de la liquidation arrive, si l’investisseur n’a pas soldé sa situation, plusieurs solutions se présentent à lui ; il peut, soit réaliser les opérations en suspens, comme s’il s’agissait d’une opération « au comptant », soit les reporter, au cas où le moment ne lui semble pas opportun, les frais liés au SRD continuant alors à être prélevés.
Même s’il convient de bien évaluer son coût, avant de se lancer, le SRD peut donc se révéler être un outil intéressant si l’on considère les différentes possibilités qu’il offre : effet de levier, vente à découvert…
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Bourse: le point sur les marchés par Gilles CAYE
Gilles CAYE, diplômé de l’ESSCA et de l’Université de Dublin, a été banquier pendant 11 ans au CIC.
Il est également écrivain et auteur de l’ouvrage « j’apprends la bourse à ma mère ».
Chaque semaine, il reviendra pour nous sur les évenements boursiers de la semaine écoulée et sur les perspectives de la semaine boursière à venir. en savoir plus..
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