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La valeur de la semaine par François TINDILLERE

François TINDILLERE, titulaire d'un troisième cycle en gestion de patrimoine et spécialiste en valeurs boursières vous conseille chaque semaine une valeur à l'achat sur la base d'une analyse fondamentale. en savoir plus..

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Bourse: le point sur les marchés par Gilles CAYE

Gilles CAYE, diplômé de l’ESSCA et de l’Université de Dublin, a été banquier pendant 11 ans au CIC.
Il est également écrivain et auteur de l’ouvrage «  j’apprends la bourse à ma  mère ».
Chaque semaine, il reviendra pour nous sur les évenements boursiers de la semaine écoulée et sur les perspectives de la semaine boursière à venir. en savoir plus..

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29/11/2010 - Marchés financiers - L'Espagne sous surveillance

La bourse de Paris a connu une semaine avec de fortes baisses sur les valeurs bancaires, le marché n'ayant pas été convaincu par les annonces concernant le plan de sauvetage irlandais et en raison des craintes de contagion de la crise vers d'autres pays de la zone euro, Portugal et Espagne en tête. Le CAC 40 perd 3,41 % la semaine dernière alors que le Dow Jones ne concède que 1 % à 11 092 points. Wall Street n'était ouverte qu'une demi-séance sur les 2 dernières journées de la semaine en raison de Thanksgiving.

La bourse de Madrid chute lourdement de 7,05 % emportant l'euro avec elle à 1,32 en baisse de plus de 3 %. L'attention des marchés se focalise désormais en priorité sur l'Espagne, point principal à surveiller cette semaine.

. L'Allemagne en pleine forme – Si l'Euroland est à nouveau mis sous pression à la périphérie, en son cœur la première puissance économique européenne montre toujours une belle vigueur avec l'atteinte d'un plus haut record depuis 1991 de l'indice IFO du climat des affaires allemand en ce mois de novembre à 109,3 points contre 107,7 en octobre, un chiffre qui prend à contre-pied qui plus est les anticipations des économistes qui attendaient une baisse.

L'activité manufacturière caracole en tête avec une forte progression dans sa zone de boom (ci-dessus horloge du cycle économique industriel allemand) Ce dynamisme qui n'est pas nouveau Outre-Rhin et qui bénéficie à plein de la croissance dans les pays émergents grâce à son important secteur exportateur trouve également un relais interne avec une bonne orientation de la composante du secteur des ventes au détail à 13,3 contre 9,2 le mois précédent. La consommation sur le marché intérieur allemand apparaît comme une des nouvelles données majeures montantes en Europe ces derniers mois et se confirme donc avec cette publication.

. Outre-Atlantique, c'est une nouvelle fois la question des prix qui prend le pas sur le reste des publications macro-économiques.

Le PIB a été revu à la hausse à 2,5 % au 3ème trimestre contre 2 % lors de l'estimation préliminaire intégrant une croissance de 0,5 % des revenus des ménages et une hausse de 0,4 % de leurs dépenses.

Néanmoins, ces dépenses font ressortir une stabilité de leurs indice de prix et une variation annuelle qui passe de 1,2 à 0,9 % pour l'inflation sous-jacente (Core PCE), soit un plus bas d'un demi-siècle tout comme pour l'indice de l'inflation des prix à la consommation (core CPI) vu la semaine dernière.

→ Sur le plan boursier, l'IBEX 35 à Madrid a subi un revers important sur 10 400 points en début de semaine, seuil à partir duquel les vendeurs ont pris la main de manière nette avec de très forts dégagements sur les valeurs bancaires comme Banco Santander ou Banco Bilbao (BBVA).

Les taux sur les obligations espagnoles à 10 ans ont dépassé leur plus hauts de 2008 et de ce printemps à 5,28 % et font peser une menace en cas de dégradations ultérieures sur la bourse de Madrid.

L'IBEX 35 est dans une configuration qui est à surveiller très attentivement dans les prochaines semaines et devrait envoyer un signal au plus tard d'ici Pâques sur son orientation future.

Dans l'immédiat, il convient de surveiller avec attention la zone support 9400-9250 points

sous laquelle un risque de décrochage est présent, celui-ci pouvant emporter la place parisienne à sa suite.

Concernant le CAC 40, le gap ou trou de cotations du 13 octobre dernier (en noir ci-dessous) est désormais invalidé et les derniers espoirs pour rallier les plus hauts d'avril vers 4 100 points sont désormais liés à la capacité des acheteurs à se maintenir au-dessus de la moyenne mobile à 200 jours (MM200 en noir) sur laquelle les cours ont clôturé en fin de semaine.

Comme attendu face à cette hypothèse, le gap au-dessus de 3800 points qui a été enfoncé mardi a très rapidement donné lieu ensuite à un décrochage sur la MM200. Il s'agit de l'axe central de la configuration actuelle et d'une résistance importante où croise également la MM50 (en gris foncé) le tout formant un ilot de retournement (3 chandeliers isolés par le gap haussier du 18 novembre et le gap baissier de mardi)

Tant que les cours évoluent sous cette zone, le risque d'assister à de nouvelles dérives baissières est présent dans le cadre du biseau d'élargissement qui vient de s'ouvrir. On privilégiera donc les positions à court terme, le courant acheteur n'étant susceptible de s'intensifier qu'au-delà de ce gap en bleu avec l'invalidation de l'ilot de retournement.

Outre le dossier irlandais qui a connu diverses avancées une nouvelle fois durant le week-end avec l'octroi de 85 milliards d'euros sur 10 ans dont 35 pour le seul secteur bancaire par le FMI et l'Union Européenne et la question espagnole, le marché sera soumis à la question et à l'appréciation de l'après 2013, date à laquelle prendra fin l'actuel fonds européen de stabilité financière (FESF) dont la Grèce et l'Irlande bénéficient et qui sera remplacé par un mécanisme européen de stabilité (MES)

Les 27 pays européens se sont mis d'accord pour une augmentation de la taille du FESF actuel mais sans en préciser le montant incluant une participation des détenteurs d'obligations privés (banques, assureurs, fonds) qui respecterait les principes déjà en vigueur au sein du FMI.

En clair, il n'est prévu aucune participation des détenteurs privés d'obligations souverains européennes d'ici la mi-2013 mais après le FESF, le MES pourra traiter les obligations émises à partir de la mi-2003 selon des clauses d'actions collectives qui permettraient de recueillir l'accord des divers créanciers pour restructurer les dettes des pays en faillite.

Les autorités précisent donc les modalités du plan irlandais et lèvent quelques inquiétudes sur l'après 2013 mais des incertitudes restent en suspend une nouvelle fois à l'aube de cette nouvelle semaine.

Côté américain, figurent à l'agenda des marchés 2 grands rendez vous mensuels habituels, l'indice ISM attendu à 56,4 le 1er décembre à 16H00 et les créations d'emplois vendredi à 14H30 pour lesquelles le consensus des économistes attend un chiffre de 130 000 pour novembre contre 151 000 en octobre.

Gilles Caye

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