26/04/2010 - Le CAC 40 évolue entre 2 eaux
Le CAC 40 a eu beaucoup plus de mal semaine dernière que le Dow Jones qui rejoint 11 200 points (+1,68%) ou que le Dax à Francfort (+1,27%). La bourse de Paris termine la semaine à 3 951,30 points en baisse de 0,89 % ballotée entre la bonne orientation de ses consœurs américaines et allemandes et les places boursières de l'Europe du Sud mises à mal à Madrid et surtout à Athènes, le marché opérant un tri sélectif en fonction des finances publiques de chaque pays.
. Allemagne, le vent en poupe – L'indice ZEW de sentiment des investisseurs institutionnels et des analystes financiers allemands s'est redressé après 6 mois de baisse à 53 au-delà des attentes après 44,5 en mars.

Par ailleurs, l'IFO, c'est à dire le climat des affaires de la 1ère économie européenne s'est inscrit vendredi à 101,6 contre 98,2 en mars.
Comme en mars, l'indice opère une forte remontée dans sa zone de croissance ('upswing' ci-dessus) avec un gain complémentaire de 2 points des anticipations à 6 mois des entreprises allemandes, soit à un niveau très proche des records historiques de début 2004.
. USA – La saison des résultats trimestriels démarre positivement – Environ 30 % des 500 sociétés cotées qui compose l'indice large américain, le S&P500, ont déjà publié leurs états comptables au titre du 1er trimestre 2010. 80 % d'entre elles ont divulgué des résultats supérieurs aux attentes, 10 % en ligne avec les attentes des analystes financiers et seulement 10 % sous la moyenne des anticipations.
Les bnpa (bénéfices nets par action) attendu en progression de 30 % environ avant les premières parutions sont désormais anticipés dans une fourchette allant de 40 à 45 %.
. La Grèce se résigne à demander l'assistance de l'UE et du FMI – Le dossier grec qui devait être discuté lundi dernier n'a pu être abordé pleinement par les autorités européennes et le FMI qu'en milieu de semaine compte tenu du nuage islandais.
Les marchés extrêmement soucieux de la situation des finances publiques grecques ont fait à cette occasion flamber les taux à des niveaux plus vus depuis le milieu des années 90 avant l'intégration du pays à la zone euro, sur fond de révision à la hausse du déficit budgétaire et de réserves émises par Eurostat, l'organisme statistique de la Commission Européenne, à propos des chiffres transmis par la Grèce.
Ce climat de défiance a porté le spread entre les taux grecs et allemands à 10 ans à près de 6 %.

Devant les mouvements de quasi panique enregistrés sur les maturités courtes (le 2 ans est monté à plus de 10 % jeudi), le gouvernement grec a demandé officiellement la mise en place du plan de soutien qui n'était discuté jusqu'ici que dans un cadre préventif.
Cette semaine qui verra d'autres publications de sociétés fera donc encore avant tout en Europe l'objet d'une attention soutenue sur la question de la Grèce d'autant que les discussions sur l'octroi d'un prêt d'urgence par le FMI et l'Union Européenne n'étaient toujours pas finalisées dimanche soir.
La demande officielle de la Grèce vendredi a permis d'enregistrer une légère détente sur les taux mais à de tels niveaux critiques, la situation reste largement sous surveillance.
Le CAC 40 a repris appui sur la moyenne mobile à 50 jours (gris) et sur le support oblique descendant issu des plus hauts de 2007. La continuation haussière dans le cadre du canal ascendant (pointillés) est en balance.
Sous 3 900 points et les seuils évoqués ci-dessus, les ordres stop sont susceptibles de se déclencher initiant des pertes complémentaires.

→ A suivre également :
.la confiance du consommateur US mardi à 16H00 attendue à 53,7 suivant le Conference Board et vendredi suivant l'Université du Michigan, attendue à 71,5.
. Mercredi à 20H15, la Fed fera part des orientations de sa politique monétaire.
. Enfin, suivra la publication vendredi à 14H30 du PIB américain au 1er trimestre qui est anticipé en hausse de 3,2 % en moyenne après 5,6 % au 4ème trimestre 2009.
Gilles CAYE. |