Bourse en ligne avec Accrobourse
2.14 bourse_728x90_décembre

Guide de la bourse

fleche Analyse technique
fleche Analyse fondamentale
fleche Banques en ligne
fleche Krach boursiers
fleche Forex
fleche Trackers
fleche OPCVM
fleche Indices boursiers
fleche Futures
fleche Warrants
fleche SRD
fleche Fiscalité
fleche CFD

La valeur de la semaine par François TINDILLERE

François TINDILLERE, titulaire d'un troisième cycle en gestion de patrimoine et spécialiste en valeurs boursières vous conseille chaque semaine une valeur à l'achat sur la base d'une analyse fondamentale. en savoir plus..

Guide du day trader

fleche Techniques de day trading
fleche Points pivots
fleche Vagues d’elliott
fleche Fiscalité du trader actif

Liste des courtiers

fleche Fortuneo
fleche Boursorama
fleche Binck
fleche Bourse Direct
fleche Cortal Consors

Bourse: le point sur les marchés par Gilles CAYE

Gilles CAYE, diplômé de l’ESSCA et de l’Université de Dublin, a été banquier pendant 11 ans au CIC.
Il est également écrivain et auteur de l’ouvrage «  j’apprends la bourse à ma  mère ».
Chaque semaine, il reviendra pour nous sur les évenements boursiers de la semaine écoulée et sur les perspectives de la semaine boursière à venir. en savoir plus..

Sites Comparagroup

fleche Comparavie
fleche Comparabourse
fleche Comparalivrets
fleche Comparabanques
fleche Comparaforex
fleche Comparaplacements

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Courtiers en ligne

fleche Définition
fleche les courtiers en ligne
fleche Brochures bourse

Conseils boursiers

fleche Valeur de la semaine
fleche Analyse technique hebdo
fleche Palmarès boursiers

Placements

fleche Super livret
fleche Assurance vie
fleche PEA et compte titres

Bourse en direct

fleche CAC 40
fleche Dow Jones
fleche Actualités Boursières

10/05/2010 - Entre flash krach à Wall Street & fond d'urgence européen

La semaine dernière s'est soldée par une chute de 11,1% du CAC40, la contagion de la crise grecque en Europe prenant de l'ampleur. La grande faiblesse des places boursières de l'Europe du Sud s'est même étendue à la bourse de New York qui a connu un krach éclair jeudi en seconde partie de séance. L'atmosphère tourne à la panique et relègue à l'arrière-plan des données macro-économiques pourtant satisfaisantes comme l'indice ISM manufacturier américain qui a atteint en avril 60,4 soit son plus haut depuis 2004. L'économie américaine a en outre créé 290 000 emplois en avril après 230 000 en mars, des chiffres supérieurs aux attentes mais les marchés restent rivés sur la situation en Europe et les premiers éléments d'enquête concernant la chute du Dow Jones qui reste à éclaircir.

Le spread entre les taux longs grecs et allemands suivi maintenant depuis de longues semaines et qui pend au-dessus des marchés de capitaux comme une épée de Damoclès s'est fortement tendu la semaine passée, la crise prenant un tour européen qui amène les opérateurs à se délester des obligations d'État des pays de l'Europe du Sud jugées les moins sûres au profit des obligations allemandes et néerlandaises qui jouent le rôle de refuge sur le Continent.



La révision à la baisse de l'Italie concernant sa prévision de croissance en même temps que sa révision à la hausse de son endettement ont déplacé les rumeurs sur les 3 pays concernés jusqu'ici (Grèce, Portugal et Espagne) à la Péninsule avivant toujours un peu plus la peur liée à la contagion à l'ensemble de l'Europe.

→ Premier touché, l'euro (courbe N°2) brise son support ascendant historique (bleu) et dévisse de 1,33 à 1,25 $. La monnaie unique passe donc d'une tendance long terme haussière à 'neutre' avec l'arrivée sur un support qui pourrait permettre d'initier un rebond technique voire un pull-back contre l'ancien support devenu résistance. Dessous, une baisse en extension du mouvement actuel sur 1,16/1,20 est probable.

A Wall Street, la chute de près de 1 000 points jusque sur 9 869,62 avant un rebond en direction de 10 500 points quelques minutes après fait l'objet d'investigations en raison d'un nombre assez important de valeurs qui ont vu leurs cours fondre à près de 0 $ en quelques secondes avant de reprendre leur cours normal. Des auditions auront lieu mardi devant la Commission Financière de la Chambre des Représentants. Cela constitue un des premiers éléments à suivre cette semaine car une simple erreur humaine ou une déficience du marché à  suspendre les cours en pareil cas comme cela est normalement prévu sur les marchés réglementés n'auront pas les mêmes incidences sur la confiance des investisseurs à terme.

Le risque de décrochages plus violents sous 3 900 points maintes fois évoqués s'est donc à nouveau matérialisé sous la moyenne mobile à 200 jours (MM200 en noir) zone sous laquelle les acheteurs ont largement coupé à nouveau leurs positions amenant les cours à 3 393,46 points dépassant même l'objectif mentionné la semaine passée à 3 550 points (courbe N°3)
Cette zone va être déterminante pour la suite, précisément entre 3 541,82 et 3 538,86 où un gap s'est formé, seuil sur lequel les vendeurs ont nettement repris l'avantage vendredi en séance. En sens inverse, c'est donc là que les acheteurs pourraient les amener à devoir se racheter afin de réellement ré-impulser un mouvement haussier. En cas d'échec à rallier cette zone, ce gap résonnerait au contraire dans l'esprit des opérateurs comme étant potentiellement un gap dit « de rupture », avec des conséquences assez importantes sur la marche des cours par la suite.
La zone support actuelle dispose d'un complément de baisse résiduel entre 3 349,96 et 3 332,21 points mais ouvre en dessous sur de nouveaux risques d'accélération baissière dans un contexte de sur-vente marquée susceptible d'activer d'autres ruptures franches comme celles  sous 3 900, sous la MM200 ou sous 3 550.



En effet, sur 10 ans (courbe N°4), l'oscillateur RSI, indicateur de zones de tensions, a brisé à la baisse le support (vert) correspondant à la situation de sur-vente rencontrée lors du plus bas du 9 mars 2009. En cas de rupture à la baisse du support oblique actuel et sous la zone 3349-3321 citée plus haut, un risque de décrochage plus avant est présent soit en direction des niveaux atteints seulement à 2 reprises lors de la décennie passée, c'est à dire à la suite du 11 septembre 2001 et lors de la 1ère chute des marchés lors de la crise des subprimes en janvier 2008.

Dans la nuit de dimancheà lundi, les autorités européennes ont décidé en urgence sous la pression des marchés de la mise en place d'un plan de stabilisation financière à hauteur de 750 milliards d'euros se décomposant de la sorte :

  • fond d'urgence de 60 milliards de l'UE27 via la Commission Européenne.
  • apports de 440 milliards € des pays membres de la zone euro accompagnés de la Suède et de la Pologne sous forme de garanties.
  • auxquels le FMI participera en complément à hauteur de 50 % soit 250 milliards € par l'intermédiaire de prêts.

 

Par ailleurs, autre mesure phare tout à fait exceptionnelle, la BCE interviendra sur le marché obligataira pour racheter des obligations publiques pour la 1ère fois de son histoire en collaboration avec d'autres banques centrales comme la Fed, la Banque Nationale Suisse, la Banque du Japon et la Banque d'Angleterre de manière à améliorer la liquidité et à permettre d'abaisser les tensions sur les taux constatées ces dernières semaines. La BCE interviendra sur le marché secondaire mais pas directement auprès des trésors publics des différents Etats.

Les premières réactions étaient plutôt positives hors séance, notamment sur l'euro, mais elles restent largement à confirmer dans un tel contexte au cours de cette semaine.

Gilles Caye

 

Site édité par Comparagroup.2010 Copyright.