02/08/2010 - Vers une fin de consolidation ?
Le CAC40 gagne encore 1 % à 3 643,14 points cette semaine alors que les nouvelles en provenance des États-Unis sont très partagées contrairement aux publications macro-économiques européennes un peu mieux orientées.
L'impulsion donnée par le résultat des stress tests s'est prolongée avec les décisions du Comité de Bâle mais le ralentissement de la croissance américaine au 2nd trimestre laisse le marché dans l'expectative avant une semaine importante qui verra la publication des indices précurseurs d'activité (secteurs manufacturier + services) et du nombre de créations d'emplois pour juillet aux USA.
. L'immobilier US rassure un peu - Les ventes de logements neufs aux USA ont fait un bond de 23,6 % sur un mois en juin après la chute à pic de 36,7 % le mois précédent. Cette nouvelle a permis un bon démarrage de la semaine mais le nombre de ventes reste toutefois extrêmement faible, soit le 2ème plus faible en 47 ans.
. Le Comité de Bâle desserre l'étau – L'impulsion est surtout venue mardi dernier de l'accord des 27 banques centrales (hors Allemagne encore réticente sur certains points) qui participent au Comité de Bâle et définissent les règles auxquelles sont soumises les banques.
Les règles dites « Bâle III » vont en effet dans le sens souhaité par ces dernières puisque les ratios de liquidités qui devaient être mis en place sont ajournés et le ratio de levier est reporté à 2018.
Les contraintes en terme de recapitalisation, de sécurisation des financements ou encore en terme de rentabilité des fond propres pour nombre d'établissements ont ainsi été amoindries, ceci profitant largement aux valeurs bancaires.
. Sur le plan économique, si aux USA, les commandes de biens durables sont ressorties en baisse de 1% en juin après – 0,8% en mai, le sentiment économique en Europe (ci-dessus) poursuit sa croissance à 101,3 en juillet après 99 en juin pour la zone euro, notamment grâce à l'Allemagne.
. Décélération du PIB américain – La croissance américaine s'est élevée à 2,4 % au 2nd trimestre contre 2,5 % anticipé en moyenne par les économistes. Cette légère déception a toutefois été compensée par la révision de 2,7 à 3,7 % du chiffre concernant le 1er trimestre mais le 2nd trimestre demeure le 2ème consécutif qui enregistre un ralentissement de l'activité globale après 5 % de croissance enregistrée au 4ème trimestre 2009.
La séance de vendredi s'est terminée sur un doji (chandelier sans corps compte tenu d'un cours d'ouverture et de clôture identiques et assorti de mèches haute et basse équivalentes) qui montre l'indécision du marché concernant le CAC 40.

Les prises de positions à très court terme sont à privilégier, la tendance court terme haussière se heurtant à une tendance long terme qui vient de s'infléchir à la baisse. La configuration est donc incertaine et l'analyse graphique de délivre pas de signal clair à ce stade.
En cas de rupture de l'oblique baissière de long terme et de la moyenne mobile à 200 jours (noir), les haussiers auraient en objectif 3850 puis 4100 points.
En cas de passage sous les moyennes mobiles à court et moyen terme (gris clair et foncé) un retour sur les plus bas serait le plus probable.
→ La consolidation qui dure depuis le mois de mai est sur le point de sortir de cette zone de congestion d'autant que le sentiment de marché (indice VIX ci-dessous) est également sur le point de terminer sa phase de consolidation.

Cet élément pourrait initier une nouvelle hausse de la volatilité à suivre particulièrement dès ce lundi avec la publication de l'indice d'activité du secteur manufacturier à 16H00 attendu à 54,2 après 56,2 en juin et vendredi à 14H30 avec le chiffre des destructions d'emplois qui sont attendues à 87 000 le mois dernier après 125 000 en juin.
Gilles Caye
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