Futures
Les contrats à terme sont apparus pour la première fois, dans le domaine agricole, dès le XVIe siècle, lorsque le prix des marchandises était fixé avant même que celles-ci ne soient récoltées ; mais, ce n’est que durant la seconde moitié du XIXe siècle qu’ils vont prendre leur forme actuelle, suite à leur introduction sur le marché américain des céréales puis, plus tard, sur celui des matières premières, avant de s’étendre, en 1970, à des produits purement financiers, tels que les indices boursiers, les devises, les actions, les obligations…
Ils consistent en un accord, qui suit un modèle précis, et dont le but est d’acheter ou de vendre, à une date convenue, une quantité déterminée d’une marchandise donnée présente exclusivement sur des marchés officiels et régulés. De ce fait, ils permettent de jouer sur la variation du prix du sous-jacent, ce qui ouvre alors différentes possibilités ; pour certains investisseurs, appelés hedgers, celle de se protéger des variations de prix, ou, à l’inverse, pour les spéculateurs, celle d’investir selon leur gré. Depuis leur création, ils ont réussi à s’imposer parmi les meilleurs produits dérivés, représentant, en 2004, jusqu’à 4,7 milliards de dollars d’échanges.
L’un des avantages des contrats à terme réside dans le recours obligatoire à une chambre de compensation, qui va servir d’intermédiaire entre les différents intervenants de la transaction. En effet, lors de la conclusion de ce type d’engagements, l’acheteur et le vendeur n’entrent pas directement en relation, la chambre de compensation vient s’interposer entre eux, jouant ainsi, pour l’acheteur, le rôle de vendeur, et pour le vendeur, le rôle d’acheteur.
Ce mécanisme permet de garantir la sécurité des transactions, non seulement grâce à leur enregistrement, mais aussi grâce au fait que chacune des parties se voit proposée un interlocuteur lui offrant ainsi plus de sérénité. Ce dispositif est renforcé par le dépôt de couverture ; en effet, chaque soir la chambre de compensation procède à l’évaluation du placement réalisé, à la suite de quoi, elle effectue un appel de marge, c’est-à-dire que l’acheteur doit couvrir la perte maximale liée à son investissement par le versement de la somme correspondante, auprès de la chambre de compensation, dont le rôle est de placer ces fonds sur un compte bloqué à l’attention du vendeur. Ce mécanisme est déclenché chaque jour, après la fermeture des cotations ; si l’investisseur ne peut fournir le montant requis avant leur réouverture, sa position est aussitôt liquidée et le dépôt de couverture est, quant à lui, utilisé pour apurer la dette.
Du fait de la nature même d’un contrat à terme, il est possible, pour un investisseur, de le liquider avant son échéance ; pour cela, il lui suffit de passer un nouveau contrat inverse au premier, portant sur la même marchandise et pour la même quantité, les deux ordres se compensant parfaitement, la divergence de prix entre chacun d’eux permettant de dégager une perte ou un gain résultant directement de la transaction. Cette opération consistant en un achat suivi d’une vente, ou en une vente suivie d’un achat, est appelée débouclage, elle constitue la solution la plus utilisée pour mettre fin à un contrat à terme.
Lorsque le contrat arrive à échéance, l’investisseur peut avoir recours au débouclage de sa position. Mais, une autre solution s’offre également à lui, il peut, en effet, procéder à la livraison de la marchandise ; pour cela, le vendeur doit se procurer la quantité déterminée et en transférer la propriété à l’acheteur afin de remplir son obligation. Pour certains contrats à terme, cette solution ne peut toutefois pas être utilisée ; en effet, la nature même du sous-jacent fait qu’il est parfois impossible au vendeur de s’en procurer pour en effectuer la livraison, c’est ainsi le cas pour les offres portant sur un indice boursier ou bien encore sur la dette d’un Etat, le règlement en espèces de la perte ou du gain est alors prévu pour permettre aux parties de mettre fin à l’accord. Si l’exécution d’un contrat à terme reste un dénouement possible, il faut noter que cette solution est peu utilisée, dans la mesure où elle fait perdre, à ce type de transactions, tout intérêt spéculatif.
Si les contrats à terme peuvent présenter de bonnes opportunités, ils sont également très risqués, comme tous les instruments financiers bénéficiant de l’effet de levier, raison pour laquelle il convient de les réserver aux investisseurs avertis.
|
Courtiers en ligne:commandez les brochures
Bourse: le point sur les marchés par Gilles CAYE
Gilles CAYE, diplômé de l’ESSCA et de l’Université de Dublin, a été banquier pendant 11 ans au CIC.
Il est également écrivain et auteur de l’ouvrage « j’apprends la bourse à ma mère ».
Chaque semaine, il reviendra pour nous sur les évenements boursiers de la semaine écoulée et sur les perspectives de la semaine boursière à venir. en savoir plus..
Sites Comparagroup
Comparavie
Comparabourse
Comparalivrets
Comparabanques
Comparaforex
Comparaplacements
|